Nom de domaine

Comment choisir un nom de domaine qu’on retient

Votre nom de domaine finit sur vos cartes, votre camionnette et vos devis. C’est la décision la plus difficile à défaire de tout le projet : voici comment ne pas se tromper.

4 min de lecture
Partager
Devanture de commerce repeinte en rouge et bleu, avec sa porte d’entrée et ses grandes vitrines
Sommaire

Un nom de domaine se dicte au téléphone, se recopie depuis une camionnette qui roule et s’imprime sur un devis. Ces trois usages disent tout de ce qu’il doit être. C’est la quatrième des cinq décisions listées dans créer un site internet pour son entreprise, et la seule qu’on ne défait pas facilement.

Les cinq règles qui comptent

Court. Sous vingt caractères si possible. Chaque syllabe en plus est une occasion de se tromper.

Prononçable. Faites le test : dictez-le à quelqu’un au téléphone, sans épeler. S’il faut préciser « avec un tiret » ou « deux L », changez de nom.

Proche de votre enseigne. Le visiteur qui vous a vu passer cherchera le nom écrit sur votre véhicule, pas un slogan.

Sans tiret ni chiffre. Ils s’oublient à l’écrit et se perdent à l’oral. boulangerie-du-parc devient boulangerieduparc dans la moitié des tentatives.

Libre de droits. Vérifiez qu’aucune marque déposée ne porte ce nom dans votre secteur. Un litige survient toujours après que vous avez imprimé les cartes.

Choisir son extension

L’extension n’est pas un détail de forme : elle indique implicitement à qui vous vous adressez.

Extension Pour qui Remarque
.be, .fr, .ch Clientèle d’un pays précis Rassure en local, souvent encore disponible
.com Activité internationale ou en ligne Reconnue partout, souvent déjà prise
.eu Activité transfrontalière Utile en repli quand le national est pris
.shop, .studio Marques et projets récents À réserver aux publics jeunes ou technophiles

Si votre nom idéal est pris en .com, ce n’est pas une catastrophe : une entreprise locale perd peu à prendre l’extension de son pays. Évitez en revanche de vous rabattre sur une variante proche d’un concurrent connu, vous lui enverriez vos propres clients.

Le test des cinq minutes

Avant de vous décider, faites passer trois candidats par ces quatre épreuves :

  1. L’épreuve du téléphone. Dictez-le à un proche. S’il le note sans faute, c’est gagné.
  2. L’épreuve de la recherche. Tapez le nom dans un moteur : si une entreprise connue occupe déjà la première page sur ce mot, vous partirez avec un handicap, que le référencement local mettra longtemps à rattraper.
  3. L’épreuve des marques. Cherchez le nom dans les registres de marques de votre pays.
  4. L’épreuve du futur. Le nom tiendra-t-il si vous ajoutez un métier, une ville, une gamme ?

Le nom qui passe les quatre est presque toujours le bon.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Réserver dix variantes « pour se protéger ». Elles coûtent chaque année et ne servent jamais. Deux suffisent : la principale et l’extension du pays voisin si vous y travaillez.
  • Laisser un prestataire enregistrer le domaine à son nom. C’est la mésaventure la plus fréquente et la plus coûteuse. Le nom doit figurer au vôtre.
  • Oublier l’échéance. Un domaine non renouvelé se libère, et des acheteurs automatiques le guettent. Activez le renouvellement automatique.

Un domaine perdu ne se récupère pas toujours. C’est la seule brique de votre présence en ligne qu’on ne peut pas reconstruire à l’identique.

Le brancher sur votre site

La partie technique se résume à deux enregistrements DNS à ajouter chez l’hébergeur du domaine : un enregistrement qui fait pointer l’adresse vers le serveur, et un enregistrement de vérification qui prouve que le domaine est bien à vous.

Le déroulé habituel est le suivant :

  1. Vous ajoutez votre domaine dans le tableau de bord de votre site.
  2. Nous affichons les deux lignes exactes à copier chez votre hébergeur.
  3. Vous les collez, puis vous cliquez sur Vérifier.
  4. Le certificat HTTPS s’installe tout seul, et votre site répond sur votre adresse.

Pendant la propagation, qui prend de quelques minutes à quelques heures, votre site reste accessible sur son adresse provisoire. Aucune coupure, aucun lien cassé.

Et l’adresse e-mail ?

Le domaine sert aussi de base à contact@votreentreprise.be. C’est le même nom, donc rien à racheter, et c’est ce qui fait qu’un devis envoyé depuis votre entreprise ressemble à un devis d’entreprise. Voyez la page adresse e-mail professionnelle pour le détail.

Chez nous, le nom de domaine est compris dans toutes les formules payantes, offert la première année. La formule gratuite publie un vrai site sur une adresse en .wobelio.com : de quoi commencer aujourd’hui et brancher votre nom quand vous l’aurez choisi.

Une fois l’adresse choisie, il reste à remplir le site : les pages indispensables d’un site vitrine dit lesquelles, et dans quel ordre.

Questions fréquentes

Faut-il prendre un .com, un .be ou un .fr ?

Prenez l’extension du pays où sont vos clients : .be si vous travaillez en Belgique, .fr en France. Elle rassure une clientèle locale et reste souvent disponible. Le .com se justifie si vous visez plusieurs pays, et il est prudent de réserver les deux quand le budget le permet.

Puis-je mettre le nom de mon métier et de ma ville dans le domaine ?

Vous le pouvez, et c’est parfois lisible, mais l’effet sur le référencement est aujourd’hui négligeable. Le risque est de vous enfermer : plomberie-namur.be devient gênant le jour où vous ouvrez une deuxième agence ailleurs.

Suis-je propriétaire de mon nom de domaine ?

Oui, dès lors qu’il est enregistré à votre nom et non à celui d’un prestataire. Vérifiez ce point avant de confier l’enregistrement à quelqu’un : un domaine déposé au nom d’une agence est une dépendance dont on ne mesure le coût que le jour où l’on veut partir.

Combien de temps avant que mon domaine fonctionne ?

Comptez de quelques minutes à quelques heures après avoir ajouté les enregistrements DNS demandés. Pendant ce délai, votre site reste accessible sur son ancienne adresse : il n’y a pas de coupure.

Partager
Haut de page