Créer son site

Les pages indispensables d’un bon site vitrine

Un site vitrine efficace tient en quatre pages. Le reste est du confort. Voici ce que chacune doit dire, et pourquoi la page d’accueil n’est pas celle que vous croyez.

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Carnet ouvert couvert de croquis de pages web dessinés à la main, posé sur une table en bois
Sommaire

On croit qu’un site vitrine se juge à son nombre de pages. Il se juge au nombre de questions auxquelles il répond avant que le visiteur ne referme l’onglet. Quatre pages y suffisent.

La page d’accueil : dire qui vous êtes en cinq secondes

C’est la page la plus regardée et la plus mal écrite. L’erreur classique consiste à ouvrir sur « Bienvenue sur notre site ». Un visiteur qui vient d’arriver cherche trois informations, dans cet ordre :

  1. Qu’est-ce que vous faites ? Écrivez-le en une phrase, sans métaphore. « Plomberie et dépannage à Namur, 7 jours sur 7 » vaut mieux que « Votre partenaire confort ».
  2. Est-ce pour moi ? Le lieu, la clientèle, la spécialité. Un visiteur mal ciblé qui part tout de suite est une bonne nouvelle : il ne vous fera pas perdre une heure au téléphone.
  3. Qu’est-ce que je fais maintenant ? Un bouton visible, un numéro cliquable, un formulaire court.

Si vous butez sur la formulation, prenez le problème par l’autre bout : notre fiche sur l’écriture des textes part de ce que vous répondez déjà au téléphone.

Ce qu’on met ensuite, plus bas

Sous cette accroche, quatre blocs suffisent : vos trois ou quatre prestations phares, deux ou trois avis clients, quelques photos de vos réalisations, puis un rappel de l’action attendue. Rien d’autre. Chaque bloc supplémentaire dilue le précédent.

La page prestations : répondre au « combien » et au « comment »

Une liste de services sans explication ne convainc personne. Pour chaque prestation, écrivez quatre lignes :

  • ce que ça règle, du point de vue du client ;
  • comment ça se passe concrètement, étape par étape ;
  • combien de temps ça prend ;
  • combien ça coûte, ou à partir de combien.

Si vous exercez plusieurs métiers distincts, donnez une page à chacun plutôt qu’une longue page fourre-tout. C’est aussi ce qui vous permet d’être trouvé sur des recherches précises, comme l’explique notre fiche sur le référencement local.

La page contact : enlever les obstacles

C’est la page la plus simple à réussir et la plus souvent bâclée. Elle doit contenir :

  • un formulaire court, quatre champs au maximum. Chaque champ ajouté fait perdre des demandes ;
  • votre téléphone, cliquable, parce que la moitié des visiteurs sont sur mobile ;
  • vos horaires réels, y compris la fermeture du samedi ;
  • votre adresse, ou à défaut votre zone d’intervention ;
  • une phrase sur le délai de réponse : « Nous répondons sous 24 heures ouvrées » rassure plus qu’un long discours.

N’exigez jamais un numéro de téléphone obligatoire dans un formulaire de premier contact. Beaucoup de visiteurs préfèrent écrire avant de parler, et refuseront de le donner.

Les mentions légales : obligatoires, et pas seulement pour la forme

Toute activité professionnelle qui présente son offre en ligne doit pouvoir être identifiée : dénomination, forme juridique, adresse du siège, numéro d’entreprise, numéro de TVA le cas échéant, moyen de contact direct. C’est une obligation, et c’est aussi un signal de sérieux : un visiteur méfiant va vérifier.

Ajoutez-y, si vous collectez des messages via un formulaire, une courte page sur le traitement des données personnelles : ce que vous collectez, pourquoi, combien de temps vous le gardez et comment demander la suppression.

Ce qui peut attendre

Ces pages sont utiles, mais aucune ne justifie de retarder la mise en ligne :

Page Quand l’ajouter
À propos Dès que la confiance pèse dans la décision
Réalisations, galerie Quand vous avez dix photos de qualité
Questions fréquentes Après avoir noté ce qu’on vous demande vraiment
Actualités, conseils Quand vous tenez un rythme d’écriture réaliste
Recrutement Le jour où vous embauchez

La page « Actualités » mérite un avertissement : un blog abandonné, dont le dernier article date de deux ans, envoie un message pire que l’absence de blog. Ne l’ouvrez que si vous vous tenez à un article par trimestre.

Trois erreurs qui coûtent des clients

  • Le carrousel d’images en haut de page. Il repousse le texte utile vers le bas et personne n’attend la deuxième diapositive.
  • Le formulaire à dix champs. Chaque question posée avant d’avoir gagné la confiance fait partir des visiteurs.
  • Les coordonnées uniquement en pied de page. Elles doivent être atteignables depuis n’importe quelle page, en un clic.

Quand ces quatre pages sont en ligne et lisibles sur téléphone, vous avez un site vitrine qui travaille pour vous. Le reste n’est que de l’amélioration continue, et notre éditeur est fait pour que vous la meniez vous-même.

Pour aller plus loin : la marche à suivre complète est décrite dans créer un site internet pour son entreprise, et si vous vendez des produits, dans vendre en ligne quand on a déjà une boutique.

Questions fréquentes

Combien de pages faut-il pour un site vitrine ?

Quatre suffisent pour démarrer : accueil, prestations, contact et mentions légales. Ajoutez ensuite une page par prestation importante, car ce sont ces pages précises qui remontent dans les recherches. Un site de trente pages vides vaut moins qu’un site de six pages utiles.

Faut-il une page « À propos » ?

Elle est utile dès que la confiance compte dans la décision, ce qui est le cas pour la plupart des métiers de service. Racontez votre parcours en quelques lignes et montrez votre visage : dans un métier de proximité, on choisit une personne autant qu’une entreprise.

Faut-il afficher ses prix ?

Oui, au moins sous forme de fourchette ou de tarif de départ. Un visiteur qui ne trouve aucun prix suppose souvent le pire et referme la page. Une fourchette honnête écarte les demandes hors budget et vous fait gagner du temps.

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